LE VILLAGE ET SON HISTOIRE


Nous avons concentré tous nos efforts afin de développer cette rubrique importante de ce site : l'histoire de notre village Achbarou. Pour ce faire, certains anciens n'ont pas hésité à nous faire part de leurs connaissances sur ce village. En voici les récits, mais nous ne pouvons malheureusement pas garantir l'exactitude de ces informations. Ces faits, tels qu'ils ont été racontés, ont simplement pour but de nous donner une idée de ce qu'il s'était passé, mais pas de nous décrire une stricte vérité. Aussi, nous nous excusons, si certaines informations sont fausses. Dans ce cas, écrivez-nous un Email, pour rectifier un récit ou pour nous donner davantage d'informations. Merci.à vous tous.

-- MINI SOMMAIRE --

LES ORIGINES
Selon Si Lahcen Ou idir
"Achbarou" provient du mot arabe "Achbar" qui signifie forteresse. On dit du peuple d'Achbarou qu'il proviendrait d'un lieu appelé "Sagya El Hamra" ou "la rivière rouge" en Français. On appelait alors ces habitants les "Maou El Aynayn" qui veut dire eau des yeux ou plutôt larme, mais on se saura jamais pourquoi. Est-ce à cause de la couleur de leurs yeux ? Ainsi, les "Chabraouis" habitants du village d'Achbarou furent appelés "Ymalwan" le diminutif du mot berbère "Aman n'waln" qui correspond à l'expression "Maou El Aynayn".


Les anciens d'Achbarou le jour de la prière de El Ad en 1974


LA MIGRATION DES HABITANTS D'ACHBAROU DEPUIS PLUSIEURS SIECLES

à  tout a commencé au village de Aït Hda (pas loin de Tineghir)
à  ensuite déménagement vers Ighram Akdim (sur la colline tout près d'Achbarou)
à  puis déménagement vers Ighram Oujdid (de l'autre côté du fleuve "Assif")
à  enfin installation définitive au cur du village d'Achbarou

En bref, "Ighram Akdim" et "Ighram Oujdid" sont de vieux quartiers du village.


POURQUOI LA FORTERESSE
Selon Si Lahcen Ou idir
A l'époque où les guerres de tribus étaient fréquentes (conflits entre berbères et nomades qui voulaient conquérir des terres), l'habitant devait alors se protéger de l'agresseur car ni les pilleurs de la rue, ni les criminels de la région n'épargnaient leurs victimes. Il a fallut alors construire une forteresse, un "ksar" (en arabe) ou un "Ighram" (en berbère), mais le construire en hauteur. Du haut d'une colline, c'était l'idéal pour pouvoir anticiper une défense en cas d'agression. S'il est courageux, l'ennemi devait gravir au moins 200 mètres de cette colline pour atteindre les habitations. C'est de là qu'est né l'idée de dresser cette forteresse ou ce "ksar" qui porte désormais le nom de "Ighram Akdim" ou vieilles habitations. Ce nom a été donné depuis que le ksar est déserté pour cause que les habitations ont finies par tomber en ruine.
Le choix de cette colline était à la fois stratégique et vital. Il était stratégique, car la colline permettait aux habitants de guetter l'ennemi aux alentours et de protéger leur village, un peu comme les châteaux et les ponts levi du moyen âge. Il était vital, car juste à côté de la colline coule un fleuve "Assif" aujourd'hui asséché. Ce fleuve irriguait les jardins potagers situés au pied de la colline. On y cultivait tomates, pommes de terre, oignons etc... On y faisait pousser palmiers dattiers, pommiers, figuiers, menthe...


DEMENAGEMENT VERS "IGHRAM OUJDID" LES NOUVELLES HABITATIONS

Du haut de la colline; "Ighram Akdim" était une sorte de tour de contrôle pour les Chabraouis. Mais le temps, et les intempéries ont fini par vieillir ce fabuleux ksar. Certaines maisons, moins solides, ont commencé par s'effriter. Les autres maisons faites entièrement en pierre et en torchis (mélange de boue et de paille) ont pu résister. Mais vivre à "Ighram Akdim" devenait dangereux : les maisons menaçaient de s'écrouler sur des familles entières - à cause de l'érosion, les éboulement de terrain pouvaient se produire.
Les habitants ont décidé de s'installer de l'autre côté du fleuve "Assif" à environ 400 mètre en contrebas, pour construire un autre ksar qui s'appellera "Ighram Oujdid" le nouveau village. Celui-ci a été édifié dans le but de défense. Au centre, les maisons étaient très proches les unes des autres pour ne laissaient passer entre elles que des ruelles étroites de 2 mètres de larges en moyenne. Tout autour des habitations, un mur haut de 10 mètres environ disposé en rectangle servait à protéger les habitants. Le seul point d'accès à l'intérieur du Ksar Achbarou était la grande porte d'entrée qui était surveillée par des gardes Chabraouis. Pour entrer, il faut montrer patte blanche et prouver que l'on appartient à la famille d'Achbarou. Telle était la méthode adoptée afin d'assurer la sécurité du village en filtrant les intrus.


QUI SONT LES HABITANTS D'ACHBAROU ?
Selon Moussaoui Fatima (Ta-alit)
Le village d'Achbarou regroupe désormais plusieurs familles très proches les unes des autres pour n'en former qu'une. Chaque voisin est cousin ou cousine de l'autre. Dans une même famille, on retrouve les enfants les parents les oncles les tantes et même les grands parents. Pour loger tout ce monde, les familles habitent des grandes maisons et des villas. L'origine de ce regroupement, on la doit aux 5 premières familles ayant habité le village au temps de "Ighram Akdim" :
Aït Haddou - Aït Faska (Faskaoui) - Aït Cheikh Ali - Aït Ali - Aït Hamza

Selon une autre source (la plus probable d'après les Chabraouis), les habitants du village sont issus d'un père qui a donné naissance à quatre grands frères : Haddou, Hammza, Faska et Ali (ce dernier porte le même prénom que son père qui est décédé quelques mois avant sa naissance).
Ikhlef et Hammou Abdellah originaire de Tenghir ont rejoints les frères précédemment cités. Désormais la tribu compte six grandes familles : Ait Haddou, Ait hamza, Ait Faska, Ait Ali, Ait Ouikhalfen et Ait Hammou Ou'Abdellah.
Les deux dernières ont également un troisième frère qui n'a jamais eu d'enfants. Effectivement, les deux familles sont appelées Ait krat Ikhsan : les trois racines.

Aït Haddou
regroupe
Aït Hamza
regroupe
Aït Faska
regroupe
Aït Ali
regroupe
Aït Oukhalfen
regroupe
Aït Hammou Ou'Abdellah
regroupe
Ben haddou
Ben Alla
Ben Lakbir
Ben Kaddi
Oukaddi
Essabiri
Elhamzaoui
hamzaoui
Ben Yahya
Yahya
Ben Hammou
Faskaoui
Ben Taleb
Zitouni
Tayeb
Taibi
Boumediane
El Omari
Ben Omar
Oubaha
Bouchnafa
Zitouni
Erragragui
Ben Elmadani
Oukhalfen
Ahbibi
Khelfaoui
Ben boujemaa
Baali
Khiri
Rezouk
Bahssou